Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:00

Partager cet article

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans Education
commenter cet article

commentaires

Lou 11/07/2011 19:54






Je serais la dernière des imbéciles si je niais cela, bien sûr, je suis totalement d'accord avec vous sur ce point.
Je suis d'accord qu'un jeune peut être un crack en informatique sans pour autant réussir son bac. Vous pouvez juger mon attachement au bac ridicule, je le conçois parfaitement, il y a quelque
chose d'idyllique et d'irréaliste là dedans. Toutefois, je pense que :


- l'essor des bacs professionnels témoigne de la capacité de l'examen à reconnaître que des formations moins
scolaires présentent de très bons résultats. Ils permettent à des jeunes qui veulent se spécialiser dans un domaine de devenir des spécialistes dans ce domaine.


- certains métiers nécessitent plus qu'une spécialisation dans un domaine particulier, et le bac en motivant les
élèves à travailler des matières différentes, en contrariant parfois leurs goûts, pour reprendre le mot d'Alain, prendrait alors un aspect plus positif.


Problème : je m’embrouille dans un abîme de contradictions. Il me semble qu’aucune solution ne soit parfaite…
D’un côté, en n’établissant plus le bac comme examen national obligatoire, chaque école pouvant exiger ou non le bac, on est confronté à différents risques :


-       risque de voir les écoles n’exigeant pas le bac dévaluées, peut-être


-       - risque pour ces écoles de ne pas pouvoir  recruter
ses élèves de manière équitable. Un contrôle continu ou semi-continu comme le brevet serait totalement inégalitaire et ridicule. Il faudrait alors créer un examen spécifique à l’école, et dans ce
cas on n’a plus aucune équivalence (si je commence une fac de droit et que cela ne me plait pas, il faudrait que je travaille un examen différent pour intégrer une fac différente etc.) Donc tout
élève ne voulant pas se fermer de porte devra passer son bac…je vois mal comment le nombre de candidats au bac diminuerait vraiment. A moins que ce soit une spécificité de mon entourage, personne
n’a envie de s’enfoncer dans un chemin à sens unique.


-       - Le bac permet aussi des équivalences avec des diplômes étrangers. Dans un contexte de
mondialisation, ça peut être utile.


-       - il faudrait peut-être aussi mentionner le risque de voir certaines formations se spécialiser
d’avantage, et se spécialiser trop. Exemple : l’INSA recrute sur note du bac, et exige une moyenne d 16,4 à un bac S. Si elle ne recrutait plus que sur concours, elle ne recruterait plus que
sur les maths et la physique-chimie…  Fini l’histoire, fini la philo pour les futurs ingénieurs qui pourront se concentrer exclusivement sur les deux
matières du concours. C’est la culture générale qui en prend un coup.


 Après une réflexion plus approfondie, je dois reconnaître que votre proposition présente des avantages. Mais pour une fois, je comprends aussi
l’avis de Luc Chatel, peut-être pas pour les mêmes raisons que lui, je n’en sais trop rien.  Les questions politiques m’ennuient profondément, au lieu
de chercher le meilleur, on semble toujours condamnés à chercher le moins pire…



laurence hansen-love 11/07/2011 21:36



Vous avez raison Lou, mais je pense qu'il faudrait aller dans le sens que je propose, à petits pas. Pour faire évaoluer les mentalités.



Lou 11/07/2011 11:13



Je n'ai pas très bien compris ce qui était intéressant dans la première vidéo...


Pour le 2e lien, je suis d'accord que le système universitaire est aussi un grand enjeu. Je suis un peu partagée sur cette question, je souhaiterais que l'accès à l'université reste ouvert à tous
et non pas être endettée une dizaine d'années par mes études ou devoir arrêter mes études pour pouvoir travailler pour les financer... Néanmoins la qualité de l'éducation peut aussi souffrir du
manque de moyens (J'ai lu qu'à Harvard, le grec, le latin, l'italien, le russe et le français ne seront plus enseignés dès l'année prochaine par manque de moyens...). Le système mis en place par
Sciences Po est intéressant dans la mesure où l'IEP a véritablement essayé d'ouvrir ses portes à tous sans pour autant manquer de moyens... mais certains montants font un peu peur tout de même,
ma mère est au chômage, mon frère souhaiterait aménager seul, et j'ai calculé le prix à payer pour une année, c'était assez effrayant, de souvenir, 7600 euros à l'année pour le collège
universitaire et dans les 11000 en master... Mais si cela permet à d'autres de payer des coûts moindres, pourquoi pas ? Neminem laedere, reddere suum cuique...


Pour le 3e lien, je suis moi-même attachée au bac et relativement d'accord avec Luc Chatel, ce qui suffit à m'alarmer, haha...


Pour le 4e lien : oui la proportion des mentions est devenue énorme, dans ma classe, 22 mentions TB (35 élèves). Et je ne suis ni à H4, ni à LLG. Un article à mon sens globalement juste mais
quelque peu maladroit. Une mention bien pour aller à l'INSA, classée en dessous de Sciences Po, le journaliste serait-il prof à l'IEP ? ;-) Ce n'est pas parce que l'INSA forme des élèves sur un
tout autre domaine qu'elle n'est pas une formation d'excellence... Il me semble qu'il fallait avoir l'année dernière 16,4/20 de moyenne générale au abc S pour avoir l'INSA Lyon. Et je parie que
cette année, ils vont monter le seuil d'admission...à suivre le 14 juillet.



laurence hansen-love 11/07/2011 12:13



merci Lou... mais je ne suis pas sûre de bien vous comprendre.


 Personnellement je trouve notre attachement au bac ridicule, car le bac n'est plus rien, sinon, un symbole (caduc) d'un monde qui n'existe plus.


 Avoir le bac à mon époque par exemple était significatif.


 Aujourd'hui cela ne l'est plus. En revanche ne pas l'avoir est un handicap.
 C'est complètement absurde et terriblement injuste. Car on peut être excellent dans son domaine sans le bac. Mais aussi très nul (expression française et autres..) et avoir son bac.
Qui niera cela?