Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 13:47
"Le peuple est un monstre inquiétant, un gros animal redoutable que l'on ne peut que caresser dans le sens du poil"
 C'est Simone Weil qui a dit cela, citée par Jacques Julliard samedi sur LCI. Alain l'a dit aussi : Propos sur les pouvoirs, § 122:
"Tout mouvement démocratique s'élève contre les réactions du gros animal" et
"Le plus clair de l'esprit démocratique, c'est peut-être qu'il est anti-social"  (p 314, Folio-Essais)

Partager cet article

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
commenter cet article

commentaires

Boris 05/03/2010 14:40


Je l'avais trouvé sur l'Encyclopédie de l'Agora (remarquable par ailleurs!) et c'est extrait de la république, le livre VIII, mais n'ayant pas le texte là, je ne peux pas vous dire la page
précisément ;)
Je suis lycéen, en terminale es
J'ai lu les 169 pages de l'onglet "prépa sc po", ce fut long... mais intéressant!


laurence hansen-love 05/03/2010 19:18


A bientôt Boris!
Vous me direz s'il y a quelque chose qui n'est pas clair...


Boris 28/02/2010 23:24


Et Platon avant eux dans la métaphore (fameuse?) du gros animal!

" Quant aux particuliers qui donnent des leçons rétribuées, la multitude les nomme des sophistes et les regarde comme des rivaux. Mais ils n'enseignent pas autre chose que les opinions de la
multitude, opinions qui se forment quand la multitude est assemblée. C'est là ce qu'ils nomment sagesse. Suppose un animal gros et fort; celui qui le soigne apprend à connaître ses colères et ses
désirs, comment il faut l'approcher, par où il faut le toucher, à quels moments et par quelles causes il devient irritable ou doux, quels cris il a coutume de pousser quand il est dans telle ou
telle humeur, quelles paroles sont susceptibles de l'apaiser et de l'irriter. Suppose qu'ayant appris tout cela par la pratique, à force de temps, il appelle cela une sagesse; qu'il en compose une
méthode et qu'il en fasse la matière d'un enseignement. Il ne sait pas du tout en vérité ce qui parmi ces opinions et ces désirs est beau ou laid, bon ou mauvais, juste ou injuste. Il applique tous
ces termes en fonction des opinions du gros animal. Ce qui fait plaisir à l'animal, il le nomme bon, ce qui répugne à l'animal, il le nomme mauvais, et il n'a pas à ce sujet d'autre critère. Les
choses nécessaires, il les nomme justes et belles, car il est incapable de voir ou de montrer à autrui à quel point diffèrent en réalité l'essence du nécessaire et celle du bien. Ne serait-ce pas
là un étrange éducateur? Eh bien, tel est exactement celui qui croit pouvoir regarder comme constituant la sagesse les aversions et les goûts d'une multitude assemblée d'éléments disparates, qu'il
s'agisse de peinture, de musique ou de politique. Or si quelqu'un a commerce avec la multitude et lui communique une poésie ou toute autre oeuvre d'art ou une conception politique, s'il prend la
multitude comme maître en dehors du domaine des choses nécessaires, une nécessité d'airain lui fera faire ce que la multitude approuve. " La
République


laurence hansen-love 01/03/2010 12:47


merci Boris, super texte. Vous avez la référence?
 Vous êtes lyéen, étudiant, prof.. autre?