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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:00

Fukushima-debris.jpg

 

Pour l'iode c'est court.
 Pour le césium c'est 300 ans.

Pour le plutonium, c'est 24 000 ans.
 Et vous vous demandez si  oui ou non il faut continuer de parier sur le nucléaire, à investir dans le nucléaire?

(Vous êtes tous  fous, les hommes sont fous... )

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/28/010-japon-fukushima-plutonium.shtml

 

http://www.greenpeace.org/france/news/accident-de-contamination-au-p

 

http://abonnes.lemonde.fr/japon/article/2011/03/30/m-lacoste-on-ne-peut-garantir-qu-il-n-y-aura-jamais-d-accident-grave-en-france_1500585_1492975.html

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Published by laurence hansen-love - dans Actualité
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commentaires

Tom 04/04/2011 17:54



Sans aller vers le "nucléaire=moindre mal" je pense qu'il faut se poser des priorités. Dans cette optique je pense que le plus urgent serait de se débarasser du pétrole qui surtout avec l'entrée
progressive des pays du Sud menace, non pas des portions (certes très importantes) de l'humanité, mais l'humanité elle même dans son entier. C'est une course contre la montre qui s'est
engagé et qui me parait encore plus urgente que le nucléaire. De plus le dévellopement d'énergies renouvelables pour "l'après pétrolé" permettrait de se débarasser plus facilement du nucléaire
ensuite. Je reste très ouvert sur ces questions, cette position n'est qu'une supposition effectuée avec les informations dont je dsipose, vous me direz..



laurence hansen-love 04/04/2011 21:46



c'est raisonnable


 Cela dit le slogan "sortir du tout nucléaire" , c'est vraiment du foutage de gueule caractérisé!



Cordroch J F 03/04/2011 16:29



Bien sur que la technologie peut apporter des solutions aux problèmes qu'elle ne cesse d'engendrer à chaque nouvelle invention ,à chaque nouveau progrès .En attendant les déchets et dégats
colatéraux de cette technologie ne cessent de s'accumuler ,alourdissant toujours plus la facture à payer pour la nature et l'homme .


Je le redis ,toute production résultant de la volonté humaine de se passer de la nature pour la satisfaction de ses besoins fondamentaux , devenus des désirs et des phantasmes, est contre-nature
,et est inéluctablement amené ,tôt ou tard à se retourner contre l'homme ,à force de production incontôlée d'effets pervers que l'on ne veut pas voir .


L'homme s'est fourvoyé dans une voie sans issue en décidant de faire de la nature son ennemie ,à laquelle il veut se substituer .



Jérôme Cortie 01/04/2011 17:21



Avant tout débat sur doit-on sortir du nucléaire, la question "peut-on en sortir ?" me semble être une prérogative impérative. Dans l'optique du "moyen-court" terme cela semble déraisonnable. En
effet quels en seraient les coûts ? Pour le budget de l'Etat, pour le contribuable, pour l'environnement ? 
En effet, le nucléaire représente près de 78% de la production d'électricité en France. Comment la compenser ? Par les énergies nouvelles et dites "propres" ? Pas encore démocratisées cela ne
paraît guère une option viable : l'installation d'une éolienne coûte 20 000€ au minimum (sans compter qu'il faut adapter le réseau de ligne à haute tensions), la production de panneau solaire
(non recyclables par ailleurs) pollue. Et surtout la production est soumise aux aléas climatiques.
Le retour aux énergies fossiles ? Sachant que le charbon est l'énergie la plus polluante, et la hausse du baril et du gaz (indexé sur le prix du brut); la France peut-elle encore alourdir son
déficit budgétaire ? Les Français sont-ils prêts à voir leur facture d'électricité augmentée de 30% en moyenne ?
Quant au recyclage des déchets radioactifs, au demeurant très préoccupants, je vous renvoie au magazine Sciences&Vie, qui rappelle que des techniques très prometteuses sont en
cours de développement. Et vis à vis des risques de catastrophes nucléaires la France n'est pas dans une zone active d'activité sismique, et n'est en rien comparable avec la "ceinture de
feu". 


D'autres part, si pour Hans Jonas l'homme est désormais en danger permanent "d'auto-destruction collective", et que notre époque est marquée par la fin de l'utopie du progrès, Ray Kurzweil nous
dit que les technologies sont en train de subir un essor sans précédent, et que ce dernier "explosera au cours du XXIe siècle".
Dès lors, ne peut-on envisager qu'il apportera son lot de révolutions qui bouleverseraient une conception fataliste du future de l'humanité ?


 



laurence hansen-love 01/04/2011 21:37



Hum , je ne crois plus du tout  que le salut viendra des seules  innovations techniques, car les innovations techniques (cf les nanotechnomogies) apportent toujours leur lot de
conséquences plus  qu'indésirables.


 La sortie du nucléaire n'est plus  une possibilité, une utopie  mais une nécessité. C'est ce que les allemands ont compris.
 La France, le Japon, les Etats-Unis ne sont pas l'avenir à cet égard. Voyons plutôt ce qu'il se passe dans les pays qui n'ont pas le nucléaire (Pays bas, Italie, Brésil,Danemark); ce qui
est réel est donc possible. Les pays qui ont compris que l'avenir n'est pas nucléaire vont prendre beaucoup d'avence sur nous.  C'est  très  qui est dommage pour la France. On a vu
le même phénomène avec Internet.


 La France n'a pas  fait les bons choix. Cela va nous coûter très cher. Je ne le nie pas.
 Je ne suis pas fataliste; je crois que les scientifiques trouveront en effet des solutions pour nous permettre de sortir du nucléaire.


 Je constate aujourd'hui que de nombreux philosophes et scientifiques tiennent le même langage que moi. Je m'étonne de voir chaque jour de nouveaux textes qui vont dans mon sens. Comme celui
d'Attali, par exemple. On ne peut plus  continuer de mentir sur le nucléaire. Cela ne durera plus très longtemps.



lucas wintrebert 01/04/2011 00:35



"Le biocarburant, allez dire ça aux africains qui meurent de faim, et dont on exploite leur terre pour faire du colza plutôt que de l'agriculture vivrière"
"Les droits de l'homme, allez dire ça aux peuples colonisés en leur nom"
"Le communisme, allez dire ça aux déportés des goulags"
"Le droit international et la sécurité collective, allez dire ça aux peuples soumis à l'ingérence, et bafoués dans leur droit à la révolutions."
"En effet, le nucleaire, allons dire ça aux difformes de Tchernobyl !"


Sans vouloir faire de sophisme, chaque système, idée ou technique comporte une part d'ombre, des dangers et des victimes "collatérales", même les choses à priori les plus défendables comme les
droits de l'homme !


Je pense en fait qu'invoquer ces victimes (dans une situation horrible, certes !) dans le débat "faut il ou non stopper le nucléaire" ne fait que transformer un necessaire débat de fond sur une
transition énergétique et économique, (dont le nucléaire pourrait ou non faire partie), en un story-telling tf1-esque. 


Bien sur qu'il faut reconnaitre et prendre en compte les victimes, leur apporter tout le soutien, la compassion et l'aide humanitaire qu'ils necessitent. Les victimes de Tchernobyl ou de
Fukushima doivent bien evidemment ne pas être pris à la légère, et leur sort doit contribuer au débat.
Mais ils ne doivent pas faire passer dans le domaine du pathos, de l'affect, un débat qui doit se faire la tête froide et de façon raisonnée par nos hommes politiques.


Encore une fois, je le redit, mon point de vue n'est pas "pro-nucléaire" ou "anti-nucléaire", je me demande seulement si la critique d'un bloc et sans concession ne manque pas un peu de nuance...



laurence hansen-love 01/04/2011 15:02



Pour les nuances et l'approfondissement  je vous prie de bien vouloir lire mon article "L'humanité à venir a-telle des droits ?" dans mon livre Cours particulier de philsophie.
 J'explique les thèses de hans Jonas sur "Le principe responsabilité" et j'évoque les objections et les discussions philosophiques  correspondantes.


 Si vous lisez les innombrables articles de fond que je cite ici, comme ceux de Marie-Hélène Labbé (sur le déficit démocratique et le lobbying  nucléaire) et Pierre Radane
aujourd'hui, vous cesserez de m'accuser de faire du stroy telling type TF1 sans argumentation ni réflexion . Sans même parler les nombreux et merveilleux textes de K. Oé que j'ai pris la
peine de citer sur ce blog. 


 Vous diriez aussi que Oé laisse parler ses tripes, sans prendre la peine de réfléchir?



lucas wintrebert 31/03/2011 00:02



Autre question, autre énergies, autre delai : avec le charbon, le pétrole, etc : la terre, c'est combien de temps ? 


Le nucléaire, bien que loin d'être la panacée a au moins l'avantage de n'être pas menacé par un épuisement de ses réserves, et en tant que telle, cette énergie ne menace pas la Terre de
surchauffe dans les décennies à venir.


Dernière question, dernier delai : la transition économique et politique verte vers d'autres modes d'energies, hors nucléaire et hors-fossile, c'est combien de temps ?
En attendant de répondre à cette dernière question, le nucléaire n'as t'il pas le mérite d'être un moindre-mal, ou un moyen de repousser les dangers écologiques imminent, le temps de trouver une
solution ? 


Questionnement ouvert, moi-même je n'ai pas d'avis tranché sur la question ! 



laurence hansen-love 31/03/2011 20:53



Un moindre mal , le nucléaire.. Allez dire cela aux enfants difformes nés après Tchernobyl, sans parler des victimes françaises..


http://www.negawatt.org/


Je vous recommande la lecture de "Notes de Hiroshima" de K. Oé