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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:31
Faut-il modifier certaines épreuves, afin que les concours soient moins sélectifs, ou plus exactement pour que la sélection soit moins discriminante socialement?
 Vous lirez l'article du Monde ce soir, page 10: "Les grandes écoles incitées à repenser leurs concours"

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Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
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commentaires

baptiste 09/01/2010 12:58


Je rejoindrais la position de Duobrio, quant à Aresh j'ai du mal à saisir son argumentation à part qu'en gros c'est dégueulasse de modifier le concours pour les boursiers vis-à-vis des fils et
filles de bonne famille (dont je fais certainement) qui préparent dans la sueur et le sang le concours.
Premièrement le débat sur les grandes  écoles est un vrai faux débat. En effet, les élèves qui sortent des grandes écoles (les vraies, c'est-à-dire pas n'importe qu'elles ESC de province), ne
sont pas si nombreux et ce n'est pas les grandes écoles qui vont sauver les jeunes défavorisées statistiquement parlant. Même si l'on modifie les concours ou si l'on met en place des quotas, seuls
quelques boursiers "privilégiés" profiteront du système. Et le reste, et la masse ? Toujours pareil, à galérer, vivoter ? On ne met pas un pansement Hansaplast sur une plaie béante. C'est bien le
système scolaire et l'université qui doivent dégager des perspectives pour les élèves socialement défavorisés. Comment ? Premièrement en personnalisant le parcours et le suivi scolaire et que le
système arrête d'être une machine à broyer ceux qui ne suivent pas la cadence, pourquoi pas développer la sélectivité à la fac dès l'entrée, pour arrêter l'hypocrisie universitaire visant à faire
croire qu'il n'y a pas de sélection à la fac et en montrant les méchantes grandes écoles qui pratiquent l'élitisme, mais il existe bien une élite universitaire. D'autre part cela permettrait de
garantir des débouchés concrets pour des filières surpeuplées. Intensifier les partenariats grande école-université pour faciliter les accès dans les deux sens. Revaloriser les filières pro, les
BTS, les DUT et élargir les promos (car aujourd'hui si il y a bien des filières qui assurent plus facilement un emploi ce sont celle-là)
D'autres idées me viennent à l'esprit mais pourquoi pas rendre un trimestre de terminale obligatoire à l'étranger ou basé sur un petit travail de recherche ou un premier stage avec compte-rendupour
ceux qui ne souhaitent réellement pas partir, biensur tout cela financé par l'éducation nationale. Et enfin trouver un moyen pour rendre la sélection de certaines classes préparatoires moins
opaques, et moins discriminantes pour certains boursiers.
Ce sont des solutions longues à mettre en place, coûteuses, pour lesquelles il faut un peu se gratter la tête, mais en 5 min je pense avoir plus réfléchit que Richard Descoings en 6 mois de
commission. Les quotas sont anti républicains, le concours reste ce qu'il y a de plus égalitaire, reste à trouver le fond, et notamment pourquoi ne pas supprimer l'épreuve de culture générale, qui
peut tomber sur tout et n'importe quoi et qui au final reflète très peu les capacités du candidat. 


Duobrio 08/01/2010 11:36


Bonjour !
Le problème n'est pas tant de s'occuper des grandes écoles mais plutôt de repenser le système école / universités ... comme je l'ai lu récemment dans
un article : " ... une rivière ne peut réussir à dessaler la mer "
Redresser tout notre système scolaire et universitaire : voilà l'urgence !


laurence hansen-love 08/01/2010 17:26


certes... mais comment (cf: crise de l'Etat-providence...)


Aresh 08/01/2010 08:22


Modifier certaines épreuves est inutile, c'est un peu prendre les milliers d'impétrants qui potassent des mois ces concours, pour des bênets, des cuistres, indignes de la fonction dont ils se
prétendent la noblesse. Les IEP ne sont pas des Grandes écoles mais pour l'exemple des concours d'entrée peut être réutilisé. Des tas de gens bien informés des rouages du système sont abonnés
depuis longtemps aux billets de Laurence Hansen-Løve et du webpedagogique pour ne citer qu'eux, alors qu'au même moment d'autres commencent à formuler l'éventualité d'une participation au concours.
Et c'est pour eux probablement déjà trop tard.
La connaissance du système, premier désavantage. Les barrières fiscales ou géographiques le deuxième. L'auto-censure et le renoncement, ensuite. Au-delà, on doit rentrer dans les raisons communes
qui font que tels élèves n'ont pas le même niveau que tels autres au même âge, et c'est probablement le plus dur à gérer politiquement.


laurence hansen-love 08/01/2010 17:25


Ce que disent les commentateurs, c'est que tout se décide (tout ou presque) à l'école primaire. C'est là, donc, qu'il faudrait agir et améliorer les choses.
 Pour ce qui concerne nos blogs, il en faut pas être un foudre de guerre pour en avoir découvert l'existence sur Internet...