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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:58

Notre-Dame-du-rugby.jpg

 

 Je n'invente rien...Cette chapelle est dédiée au rugby...
 Vu  sur BFM TV, un ancien du XV de France qui disait que la foi est essentielle pour gagner un match...

 Puis le journaliste a demandé à tous les téléspectateurs de prier pour que la Fance gagne la coupe du Monde (et aussi la coupe de l'Euro- foot ce soir)
 Moi je suis d'accord..

 Mais que ce passera-t-il si les albanais et les anglais prient eux aussi? Comment Dieu se prononce-t-il dans de tels cas?

 (vous aurez compris que votre préparation IEP vient de commencer...)

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Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
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commentaires

Serge Provost 08/10/2011 01:22



«Jeux
sportifs sacrés» fut extrait de : Ethnologie du jeu, de Geza de ROHAN-CSERMAK, professeur à
l'université Laval, à Québec, in Encyclopédia Universalis, 2011



Serge Provost 07/10/2011 20:48






Sport et religion : gagner et mourir


L’origine maya du baskett-ball ?



Dans l’extrait ci-dessous, Jeux sportifs sacrés,
l’auteur ne mentionne pas que, chez les Mayas, le gagnant de la compétition était
sacrifié au Dieu.


C’était un honneur d’être ainsi offert à la divinité. Pour être personnellement allé à
deux reprises sur ces sites, Chichén Itzá, Tulum, Coba, je peux vous assurer de leur sublimité. «Do you realy want to play sport and religion ?», demandait le guide touristique. Bonne question !




MESLET 07/10/2011 20:35



bjr


on peut reprendre une expression plus liée au football , c 'est le "main de Dieu" qui décidera...


Même si elles paraissent quelquefois ridicules, les manifestations de ce genre de pratiques me semblent beaucoup plus interéssantes dans leurs fondements, leurs  implications  que
le nihilisme  ou un "technicisme"  très basique..



Serge Provost 07/10/2011 20:21



Voici une intéressante illustration du lien entre sport et religion: 


 





«Jeux sportifs sacrés



«Le jeu sportif possède également des rapports étroits avec la religion. Les jeux
Olympiques des cités helléniques de l'Antiquité, d'abord à Olympe puis à Delphes, Corinthe, Némée et ailleurs, furent fondés et continués dans un but religieux. C'est aussi le cas des jeux rituels de balle au Mexique précolombien, où chacune des
grandes cités avait sa propre place de jeu appelée en aztèque tlachtli. Elle était de forme oblongue divisée en quatre parties quadrangulaires et munie, sur
les deux côtés les plus longs, de murs. Les joueurs devaient jeter leur balle à travers un anneau placé sur chacun des deux murs, obliquement chez les Mayas, Totonacs et Zapotèques, verticalement
chez les Toltèques et Aztèques. La balle était en caoutchouc et très lourde, et les joueurs ne devaient jamais la toucher de la main, mais seulement de la tête, de l'épaule, du côté, de la hanche
ou du pied.


Dans le symbolisme religieux de ce jeu sacré, la place représente le ciel, la balle
volante le soleil, et les deux anneaux les trous des bordures de la terre que le soleil traverse le matin et le soir. Les joueurs, eux, incarnaient les étoiles du dieu du ciel nocturne,
Tezcatlipoca, mais le jeu avait son propre dieu, Xokhipilli. Ce jeu de balle, qui n'a pas perdu son caractère religieux, est encore assez répandu dans les ethnies autochtones des Amériques. Elles
pratiquent aussi un autre jeu, joué avec une balle tressée de feuilles de maïs, dans lequel les joueurs ne peuvent utiliser que leurs mains.


 Les courses sacrées sont pareillement connues des sociétés traditionnelles. Chez les Indiens Nimuendaju
en Amérique du Sud, une course fait partie des cérémonies d'initiation des jeunes garçons dont chacun court avec un petit morceau de bois, symbole de l'âme des morts. La lutte ne manque pas non
plus de liens avec le sacré. Au Japon, les secrets du jiu-jitsu, connu sous le nom de judo, ont été gardés et transmis dans les temples. En Manipur, dans le Sud-Est asiatique, les Quoireng-Naga
célèbrent la fête des morts par des jeux de lutte. Des jeux, parfois très grossiers, sont plus ou moins courants aux veillées mortuaires, dans les villages européens. En Irlande, ils se
présentent cependant sous une forme dont la lutte est l'élément dominant. En effet, les funérailles paysannes irlandaises auraient été autrefois mal considérées si elles n'avaient été marquées
par une mêlée généralisée où tout le monde se battait contre tout le monde jusqu'à épuisement total. Le signal de départ était généralement donné par le plus proche parent du défunt qui frappait
d'abord la personne à côté de lui, également membre proche de la famille. Celui-ci bondissait sur son autre voisin, et l'expansion de la bataille sauvage suivait ainsi une certaine voie de
hiérarchie sociale.»



 



laurence hansen-love 07/10/2011 20:56



merci Serge..


 (envoyez-le moi en mail aussi svp)



Léa 07/10/2011 14:35



Génial !