Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:56

 Selon Raphaël  Enthoven, la mondialisation est comme la mayonnaise: "on ne peut pas la défaire pour retrouver l'huile , les oeufs et la moutarde.."

 Par conséquent:  la démondialisation est "une idée  fausse, arrogante, contradictoire et démagogique".
 Cette proposition a été  jugée "offensante et presque diffamatoire pour les 460 000 électeurs de Arnaud Montebourg... "

 Selon David Djaïz et François Xavier Petit (eux-mêmes philosophes) le projet de démondialisation et opportun, réaliste : car elle (la démondialisation) "programme la fin de la concurrence forcenée à l'échelle mondiale qui pousse les travailleurs d'ici à détester ceux-de là-bas".

 

 ( Qu'en penser? l'objectif  affiché des partisans de la  démondialisation  est  certes louable:  en gros privilégier les productions locales, écologiques, équitables  etc...
 Le problème c'est que nul ne peut imaginer comment atteindre cet objectif.

 Car si vous taxez des produits étrangers, il y aura aussitôt des mesures de rétorsion.

 La France ne peut rien imposer seule. Il faut être en position de force pour  fixer des règles qui nous sont favorables mais qui s'opposeraient... à la mondialisation, qui profite à nos partenaires, allemands ou chinois par exemple... ) 

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012374087-enthoven-la-demondialisation-une-idee-fausse-et-arrogante

 

  A votre avis?

Partager cet article

Repost 0

commentaires

delannoy 15/12/2011 14:01


Bonjour,


je lit que la France ne pourrait pas se retirer de la mondialisation. C'est faux. Certes il serait difficile à certains petits pays débués de ressources naturelles ou d'agriculture de faire ce
retour vers soi. Mais pour ce qui est de la cinquième puissance mondiale, pays qui a su se passer d'oranges et d'iphone pendant des siècles, c'est on ne peut plus facile. Cela amènerait à
relancer une industrie nationale des produits technologiques, industrie qui était encore à la pointe ici il y a une dizaine d'années. La démondialisation ne nous ferait manquer de rien, même si
les produits haut de gamme importés avaient leurs prix même multipliés par deux. De toute façon l'alternative, c'est que nos revenus soient divisés par deux ; dans un cas comme dans l'autre le
prix de ces produits aura doublé. La question est de savoir si l'on veut sauvegarder le pouvoir d'achat sur les produits issus du pays, ou si l'on préfère le voir fondre sur tous les produits.

Thomas 14/12/2011 23:42


Bonsoir à vous tous et avant tout à vous Madame,


Je tenais à donner mon point de vue sur la question . Il est vrai que la mondialisation est un fait indéniable et que nous ne pourrons pas l'empêcher . Toutefois, nous pouvons et nous devons la
moraliser : des choses sont possibles comme notamment empêcher la Chine de sous-évaluer sa monnaie de manière à favoriser ses exportations . Il nous est aussi possible de relancer le marché
intérieur européen en permettant à la BCE de réevaluer ou dévaluer notre monnaie commune suivant la conjoncture économique ce qui lui est, à l'heure actuelle, impossible. De cette manière, nous
pourrons relancer notre compétitivité face aux BRICS et aux PVD . C'est cela à mon sens la démondialisation . Pourquoi ne pas prendre ce risque puisque pour reprendre le maître: ( J.M Keyne ) " A
long terme, nous serons tous morts" ?

laurence hansen-love 15/12/2011 21:23



oui.. mais le fait que nous serons tous mort ne peut nous aider à faire nos choix...



Tom 13/12/2011 11:43


L'idée est simple pourtant: thomas (c'est pas moi) dénonce le TINA ("there is no alternative"), l'idée qu'il n'y a qu'une marche à suivre, etc...
Je ne pense pas que la Démondialisation soit une aberration, certes on y perd à court terme mais Samuelson a bien montré que certains pays (contrairement à ce que défende David Ricardo) peuvent
être entièrement perdant au jeu de la mondialisation (lui parlait des USA mais c'est également notre cas). Je pense qu'à long terme, après une restructuration de l'économie pour remplacer les
(quelques ) secteurs exportateurs la France pourrrait s'en sortir économiquement mais avec le risque de décrocher complètrement par rapport aux autres pays industrialisés. Jusqu'ici on était à la
traine, là on se retrouverait à l'arrêt!
Reste que Montebourg ne défend pas une démondialisation Franco-Francaise mais européenne. Là le problème est d'ordre politique:l'économie allemande dépend de ses exportations, couper l'Europe du
rest du monde c'est la sacrifier! On ne peut pas se le permettre (quoiqu'on pense de la politique actuelle de Merkel).
Après il reste que nous sommes dans une situation instable, que va t-on penser des idées de Montebourg (au passage son attitude actuelle m'exaspère) si l'Allemagne voit ses exportations chuter
(ça commence) ou si elle décidse de quitter une zone euro en perdition? Les possibilités restent multiples, certes il semble que l'Euro passera l'Hiver mais pour ce qui est du printemps les
scénarios d'apocalypse restent d'actualité...
Mais pour moi le principal problème a été evoqué par Jonas et est d'ordre moral. On ne peut pas refuser aux pays du Sud de s'enrichir par la mondialisation alors que c'est ce que nous avons fait
cinqu siècles durant et de manière bien plus brutale.Mais ne soyons pas aveugles, et sachont faire preuve de discernement, la chine mérite-elle le même traitement que le Brésil? J'ai des doutes
et la question mérite d'être posée.
Au poassage j'aimerais refouler quelques idées de Jonas "La France c'est le lichenstein" c'est totalement faux. Je suis loin d'être un grand patriote mais réflechissons cinq secondes an termes
géostratégiques: la France est une des plus grandes puissances économiques du monde, reste une puissance moyenne, est (ou était depuis sarkozy) un des deux pays "dirigeants" (hélas) de
la zone Euro (première puissance économique du monde) et plus important encore pour des pays qui pensent énormément en terme de puissance militaire (logique: à part le Brésil tous sont soit des
dictatures soit des pays en guerre ou en situation de guerre larvée)la France est détentrice de l'arme nucléaire, dispose d'un arsenal militaire supérieur à tous les pays occidentaux à
l'exception des USA et du royaume uni, etc...
Donc non, cessons de croire que nous sommes des nains nous adressant à de géants! Nous sommes une puissance moyenne, ni plus ni moins...
Enfin je récuse le terme de BRIC: la Russie n'est pas un pays émergent bien au contraire, le terme BIC est donc plus approprié, voire BICA si l'on veut inclure l'Afrique du Sud...

thomas 13/12/2011 10:56


Demain est l'opium du peuple.. Pour nous, l'opium, le demain qui chante, c'est l'Europe.


Pour commencer, il n'y a jamais eu d'omelette.


Les peuples se sont-ils rapprochés, sont-ils plus solidaires, s'aiment-ils davantage ? Non.


Les gouvernements de chaque pays servent d'abord les intérêts de leur pays et pensent surtout à leur réelection.


Pas d'harmonisation fiscale ou économique.


L'europe – à part Maastricht – s'est construite en dehors des peuples ou contre les peuples.


On voit bien, depuis le temps, que le principe essentiel est la concurrence. (rivalité, compétition, jalousie) Moins disant social à l'intérieur, concurrence inacceptable moralement,
écologiquement, socialement à l'extérieur avec des pays comme la Chine.


(A moins que l'omelette soit la clique qui organise cette casse sociale)


Si par un coup de baguette magique, on revenait à la situation juste avant Maastricht, du point de vue de la vie et des opinions des peuples, rien ne changerait ou presque. (oui, je sais, ce
serait le chaos, ben voyons, pour qui ?)


Enjeu : ce sera celui que l'on nous fixe à grands renforts de discours : sauvetage de l'euro et réduction de la dette. Désigner des têtes de Turc (Grecs, fonctionnaires, Français etc) Ce n'est
pas l'enjeu que l'on choisit en connaissance de cause.


Mais ne voit-on pas que la dette, la stagnation, le chomage, sont le résultat de cette Europe-là. Moins de rentrées fiscales (ceux qui profitent sont exemptés), plus de dégâts sociaux que les
gouvernements doivent réparer, et plus de crises financières.(Qui profite ? Qui en subit les conséquences ?)


Maintenant, je ne comprends pas pourquoi les agences de notation mettent en péril l'euro, l'euro dans lequel beaucoup ont placé leur argent dans le monde.


Je ne comprends pas pourquoi on descendrait la note de la France, la France qui est prévue pour être un pilier du fonds européen d'aide...La France devra-t-elle mettre de l'argent dans ce fonds
pour se venir en aide à elle-même ?


Je ne comprends pas pourquoi L'allemagne veut appauvrir les peuples, les peuples dont elle dépend pour ses exportations.


Il doit y avoir un truc ! 

Cordroch J F 13/12/2011 10:52


La mondialisation se fera qu'on le veuille ou pas , car elle échappe à la volonté humaine et plus particulièrement de celle qui n'en veut pas .La liberté des marchés , la possession privée des
entreprises entrainant la concurrence dans la production ,et la nécécité de vendre en entrainant à toujours plus de consommation de biens matériels et autres , permet aux individus de satisfaire
leurs besoins , envies et désirs particuliers grace au pouvoir d'achat dont ils disposent .Cela permet donc une satisfaction de son égo ,l'égoisme donc et l'individualisme ,qui est la priorité
dans la vie de tout individu ,se cachant souvent derrière un altruisme affiché afin de correspondre aux normes établies par des morales et des idéologies sociales et collectivistes . On a vu
ce qu'elles ont donné comme résultat .


Le capitalisme correspont beaucoup plus que d'autres systèmes à la nature profondément égoiste et individualiste des individus , que d'autres systèmes ont éssayé de canalyser ,diriger ,contrôler
,afin de la mettre au service du collectif .Lorsque ces systèmes finissent par s'écrouler sous la force du retour de la véritable nature égoistes des individus, à l'origine de toutes sortes de
disfonctionnements ,apparaît alors au grand jour les vraies motivations de ceux qui acceptaient de se soumettre aux anciennes règles sociaux-économiques .


L'individu veut pouvoir jouir pleinement du présent et n'a que faire d'une vision à long terme ,exigeant de lui de se priver de ce qu'il sait pouvoir avoir en désobeissant aux règles instaurées
dans l'intérêt de la collectivité .Cela n'aurait rien de choquant , et pourraît être même considéré comme naturel , si les besoins , désirs et envies des individus se limitaient à l'essentiel ,
au nécéssaire et au fondamental . Malheureusement ,ils sont plutôt l'expression d'un manque , d'un vide existentiel qu'il faut impérativement combler par l'utilisation de substituts ,
entrainant des débordements et excès en tout genre .


le capitalisme consiste en l'exploitation du manque chez les individus et donc du besoin de le combler , par des individus parvenant par cette exploitation à combler leur propre manque . C'est
donc un cercle vicieux , à l'intérieur duquel chacun essaye de se procurer ses substituts ,que l'on tient à conserver et que l'on veut multiplier toujours plus .Tel est le moteur de la
modialisation qui dorénavant ,suite à l'écroulement des systèmes qui tentaient de le brider ,s'emballe pour se répendre sur toute la planète .Il faudrait pour limiter les dégats que produit cet
emballement ,que les individus utilisent leur frein -moteur , autrement dit qu'ils parviennent à s'autocontrôler en développant une connaissance et une conscience du fonctionnement de ce moteur ,
dont leurs besoins ,disons contre-nature ,constituent le carburant .