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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:05

 Kate-William.jpg

 

 

On observe que les monarchies  européennes actuellement, et depuis la seconde guerre mondiale ont quelques mérites et semblent prémunir de graves dérives qui touchent les républiques...  (on pense à  Berlusconi, Sarkozy.. ou, pire encore, Poutine..)

  Les monarchies danoises, espagnoles suédoises et hollandaises  ont toujours été des régimes exemplaires à bien des égards: libéralisation  des moeurs, protection sociale, liberté de conscience et, bien sûr, émancipation des femmes..
 Lire à ce sujet l'artice au titre stupide de Denis Macshane :

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/28/kate-et-william-sont-ils-marxistes_1514045_3232.html

 

 

 La question est : pourquoi?

Au vu des derniers événements (scandales  en Italie, hyper-présidence française, lutte acharnée et fratricide  pour les présidentielles  etc..) on peut avancer trois  explications:

 

 1) Sous une monarchie moderne, le chef de gouvernement  ne possède qu'un pouvoir relatif, puisque le monarque est le chef (théoriquement) de l'Etat . En revanche, en République, par exemple en France, le chef d'Etat cumule trop de   pouvoirs, il est une sorte de monarque ou autocrate dont le pouvoir paraît illimité. Les contre-pouvoirs (notamment le Parlement, depuis le quinquenat) sont peu autonomes. Le Président  apparaît en quelque sorte "au dessus des lois" (exemple: la double vie de Mitterrand et le mensonge d'Etat,  toléré voire érigé en principe de gouvernement!).. Dans un monarchie, au contraire,  il y a une continuité de traditions et donc, naturellement, si l'on peut dire,  de règles morales liées à la sacralité de la monarchie..... ( même si  la réalité n'est pas à la hauteur!)

2) La lutte pour accéder aux plus hautes fonctions en République est d'une violence inouïe, car l'enjeu est l'accès à un pouvoir  immense et  prestigieux,  sur le plan international notamment. Rien  de tel pour un simple chef de gouvernement en monarchie..

3) Le plus frappant enfin : les chefs d'Etat en République ont désormais une légitimité charismatique et non plus traditionnelle (cf Max Weber). On constate en conséquence  une  désacralisation de la fonction, qui peut être associée  à un désenchantement (plus général) de la politique,  dont on déplore chaque jour les effets désastreux.

 On respecte de moins en moins nos chefs d'Etat, et plus du tout le métier de politique aux mains  d'arrivistes, de gens peu scrupuleux etc....

 
 Si tout cela est exact, on comprend pourquoi les anglais sont si fiers et si heureux de leur monarchie, certes désuète, mais non sans mérite.

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Published by laurence hansen-love - dans Actualité
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commentaires

Tom 14/05/2011 09:46



Ah oui un dernir truc: le corrigé donné par le prof (assez sommaire) sur le sujet de sciences politiques était


I) Ce qui est favorabl à la politisation des classes populaires


II) Ce qui leur est défavorable



laurence hansen-love 16/05/2011 12:42



non.. sans blague!!!!!!!!!!!


 A propos de la monarchie: vous en connaissez des rois qui violent les soubrettes dans les salles de bain des Sofitel?


 Et non... parce que les rois sont à l'abri de ce genre de tentations... (comme de l'argent ostentatoire. Le carosse ça vaut mieux que la porshche)


 



Tom 13/05/2011 09:54



Cool  merci!



Tom 12/05/2011 10:15



Pardon à la fin c'était "constitutive de la société" et pas "de la diversité" que je voulais écrire. epatée comme ça:


.t. épater (de patte, pied) [conj. 3]


FAM. Remplir d'une surprise admirative


C'est plutôt bon pour moi dans ce cas...



laurence hansen-love 12/05/2011 22:43



oui c'est cela "épatée" comme ça



Tom 11/05/2011 10:02



C'était le sujet (je suppose du XVIIIème au XXème en France), j'avais eu 13 avec ce plan:


I) Une politisation violente


A. Des élites qui veulent exclure les classes populaires de la vie politique (société aristocratique puis suffrage censitaire,..)


B. Une accession à la vie politique violente ( idées révolutionnaires, la grande peur de 1789, grèves, la rue parisienne,...)


II) Une pacification des classes populaires en politique


A. La conversion au suffrage universel et à la République ( par l'école républicaine, par des partis ayant leurs intérets à coeur, par des élus issus de leur rang -Thorez, Marchais-)


B. Des classes populaires qui abandonnent une vie politique dans laquelle ils ne se reconaissent pas (abstention, tentation populiste)


Notez que cela rejoint ce que dit E.Todd pour qui pendant longtemps les élites infiniment minoritaires étaient forcées de dialoguer avec le peuple, mais aujourd'hui ils représentent (les insiders
du marché du travail, ceux qui ont fait des études supérieurs,...) un bon tiers de la population et peuvent maintenant dialoguer entre eux. Ce n'est pas aux classes populaires de crier "qu'il
s'en aillent tous" mais aux élites de demander "qu'ils reviennent tous".


Les sujets d'Histoire des idées politiques d'hier:


1-Comment penser l'unité du corps social?


2-L'obéissance au souverain peut-elle être absolue?


Les deux sujets me plaisaient, j'ai pris le premier et j'ai fait ce plan, j'aimerais votre avis:


 


I) L'unité comme nécessité


A. L'unité au sein d'une structure politique: condition sine qua non pour échapper à l'état de nature et à la guerre de tous contre tous (Hobbes)


B. L'unité comme force: l'incarnation du Peuple dans une seulle entité, dans une seule personne, le souverain/monarque (Bodin, Hobbes, Locke)


II) L'unité comme illusion


A. Une unité illusoire (Marx, Machiavel,..)


B. La dangerosité du fantasme de l'unité (Arendt, La Boétie,...)


III) L'unité realisé: la démocratie


A. Une réalisation de l'unité qui fait du peuple le souverain, évitant ainsi l'écueil du depotisme et de la tyrannie (Rousseau)


B. En opposition totale au régime totalitaire, la démocratie crée l'unité sans nier la diversité constitutive de la diversité (Arendt, Rousseau "la somme des petites différences"..)



laurence hansen-love 11/05/2011 22:21



je suis épatée



Tom 10/05/2011 08:39



Bon je suppose que le sujet d'éco c'est pas trop votre tasse de thé (même si ça peut toujours être intéressant pour vous ou les lecteurs du blog, vous me direz..). Je vous dirais pour l'histoire
des idées politiques (faite par une agrégée de philo, un cours super) et pour les grands enjeux. Sinon si ça vous intéresse au premier semestre j'ai eu:


- Sciences Politiques: "la politisation des classes populaires"


- Grands enjeux: "représentation et politique" (à chaque fois il y avait deux sujets mais je ne m'en rapelle plus)



laurence hansen-love 10/05/2011 21:43



c'est quoi ça la "politisationdes classes populaires? " Ou ça, quand ça?