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J'ai beaucoup aimé les propos au Club de l'économie de Marc de Scitivaux ("Carnets verts de l'économie"-je ne le connaissais pas jusquà aujourd'hui) sur deux points :
1) Le déficit public de la France. Son pronostic "il n'y a pas le moindre espoir, la situation ne peut que se détériorer".
En effet seule une croissance forte pourait nous aider à redresser les finances publiques. Celle-ci est exclue. On ne peut plus augmenter les impôts, car on a déjà le plus fort taux de prélèvement d'Europe (du monde?). Donc ce qu'il faudrait faire: travailer 42h, porter l'âge de la retraitre à 70 ans, supprimer 20% de fonctionnaires.. etc.. Donc cela ne se produira pas. Car aucun homme politique ne sera élu sur un tel programme ...
Le pire est évité aujourd'hui grâce à l'Europe et à l'Euro (taux d'intérêt bas)
2) En ce qui concerne les excès du capitalisme, il dit: ce qu'il faut incriminer, ce n'est pas le système, mais le bon père de famille qui s'imagine augmenter ses revenus en jouant à la bourse, avec des taux de 15%!!!
Seuls les comportements individuels peuvent et doivent changer... C'est au citoyen de comprendre cela et de changer de comportement.
J'attends bien sûr vos réactions sur ce discours moral et responsable concernant notre déficit et notre avenir (dette pour les générations à venir)
1) Le déficit public de la France. Son pronostic "il n'y a pas le moindre espoir, la situation ne peut que se détériorer".
En effet seule une croissance forte pourait nous aider à redresser les finances publiques. Celle-ci est exclue. On ne peut plus augmenter les impôts, car on a déjà le plus fort taux de prélèvement d'Europe (du monde?). Donc ce qu'il faudrait faire: travailer 42h, porter l'âge de la retraitre à 70 ans, supprimer 20% de fonctionnaires.. etc.. Donc cela ne se produira pas. Car aucun homme politique ne sera élu sur un tel programme ...
Le pire est évité aujourd'hui grâce à l'Europe et à l'Euro (taux d'intérêt bas)
2) En ce qui concerne les excès du capitalisme, il dit: ce qu'il faut incriminer, ce n'est pas le système, mais le bon père de famille qui s'imagine augmenter ses revenus en jouant à la bourse, avec des taux de 15%!!!
Seuls les comportements individuels peuvent et doivent changer... C'est au citoyen de comprendre cela et de changer de comportement.
J'attends bien sûr vos réactions sur ce discours moral et responsable concernant notre déficit et notre avenir (dette pour les générations à venir)
Sam 23 mai 2009
16 commentaires
qu'est-ce que c'est que cette avis débile sur la bourse et les pères de famille ?! Si les pères de familles comme il dit, n'avaient pas investis d'argent en bourse, nul doute qu'une immense majorité des entreprises auraient coulé. L'argent mis en bourse, il faut le rappeler parce qu'apparemment d'aucun l'oublie, sert pour les entreprises à trouver le financement qu'elles ne peuvent trouver ailleurs. Alors peut être que certains sont aveuglés par les promesses de rendement, mais c'est loin d'être une majorité. Pourquoi ne pas interdire aux petits porteurs d'investir en bourse et laisser les puissants controler les entreprises ? Je reve
flo - le 23/05/2009 à 18h58
cet avis?
laurence hansen-love
Je ne crois pas que le coeur de la vie soit le travail...
Il faut réformer l'Etat de façon à diminuer les dépenses inutiles, et si on regroupe tous les services de l'Etat, les collectivités territoriales, on pourrait améliorer la qualité des services rendus par l'Etat sans pour sans pour autant faire des coupes budgétaires arbitraires, mais en faisant des réformes, dans la concertation.
Il faut réformer l'Etat de façon à diminuer les dépenses inutiles, et si on regroupe tous les services de l'Etat, les collectivités territoriales, on pourrait améliorer la qualité des services rendus par l'Etat sans pour sans pour autant faire des coupes budgétaires arbitraires, mais en faisant des réformes, dans la concertation.
merwan - le 23/05/2009 à 19h47
!!!!!!!
Education nationale, justice, sécurité sociale... c'est cela qui coûte cher.
Ce n'est pas en diminuant le train de vie de l'Elysée que vous allez redresser les finances publiques...
Education nationale, justice, sécurité sociale... c'est cela qui coûte cher.
Ce n'est pas en diminuant le train de vie de l'Elysée que vous allez redresser les finances publiques...
laurence hansen-love
Je ne crois pas que le coeur de la vie soit le travail...
Il faut réformer l'Etat de façon à diminuer les dépenses inutiles, et si on regroupe tous les services de l'Etat, les collectivités territoriales, on pourrait améliorer la qualité des services rendus par l'Etat sans pour sans pour autant faire des coupes budgétaires arbitraires, mais en faisant des réformes, dans la concertation.
Il faut réformer l'Etat de façon à diminuer les dépenses inutiles, et si on regroupe tous les services de l'Etat, les collectivités territoriales, on pourrait améliorer la qualité des services rendus par l'Etat sans pour sans pour autant faire des coupes budgétaires arbitraires, mais en faisant des réformes, dans la concertation.
merwan - le 23/05/2009 à 19h47
Bonsoir Mme hansen,
Votre blog est intéressant.Ma foi, c'est ma prémière fois de participer.Pour moi, la problematique du financement public ou de la dette relève plus comme si bien dit d'une réelle volonté des pouvoirs publics à entamer une série de réformes courageuses pour faire changer la mentalité des français.Il faut concéder que l'ancien modèle n'est plus viable en dépit de la crise mondialisée. Il faut mettre un terme au modèle de regime social tel que proné par les anciennes administrations d'antan et se lancer vers l'avenir.L'Amérique nous en donne un exemple palpable. Et je voudrais aussi vous demander comme vous etes éditrice s il serait possible de prendre contact avec vous dans le cadre de la publication d'un roman à vocation philosophique et destiné au grand public.Les Editions Benevent me proposent un tarif de publication assez élevé;Je vous invite également à visiter souvent mon site www.saiigain.wordpress.com . Merci
Votre blog est intéressant.Ma foi, c'est ma prémière fois de participer.Pour moi, la problematique du financement public ou de la dette relève plus comme si bien dit d'une réelle volonté des pouvoirs publics à entamer une série de réformes courageuses pour faire changer la mentalité des français.Il faut concéder que l'ancien modèle n'est plus viable en dépit de la crise mondialisée. Il faut mettre un terme au modèle de regime social tel que proné par les anciennes administrations d'antan et se lancer vers l'avenir.L'Amérique nous en donne un exemple palpable. Et je voudrais aussi vous demander comme vous etes éditrice s il serait possible de prendre contact avec vous dans le cadre de la publication d'un roman à vocation philosophique et destiné au grand public.Les Editions Benevent me proposent un tarif de publication assez élevé;Je vous invite également à visiter souvent mon site www.saiigain.wordpress.com . Merci
saiigain - le 24/05/2009 à 03h33
merci.. je n'ai pas le pouvoir d'éditer des livres hors collection...
laurence hansen-love
Bonjour,
Les excès du capitalisme lié aux petits porteurs? Qu'entend il par "excès"? Ca ne tient pas la route: un "bon père de famille" aura beau vouloir jouer en bourse, il n'aura aucun poids sur l'entreprise.
Les petits porteurs sont minoritaires et mineurs :ils sont totalement sous la coupe des spécialistes. Un petit porteur peut difficilement comprendre tous les mécanismes de la bourses. C'est pointu, politique et mathématique.
Je trouve ce propose déplacé et anachronique. On est pas en 1929 où le volume des échanges doublait en 2 ans; le système des call loans qui permettait aux petits porteurs d'acheter facilement a depuis été aboli. La bourse n'est plus aux mains des petits porteurs; elle est l'apanage des grandes sociétés ou sociétés de courtage qui créent des portefeuilles risqués (les produits structurés &consort). Ces portefeuilles sont trés opaques car mélangent plein de titres et il est impossible pour un petit porteur de s'y retrouver. C'est ce type de portefeuilles qui ont permis la crise des subprimes. Ce sont des bijoux de technologie financière usant de modèle mathématiques sophisitiqués. Je vois mal le petit porteur faire ça...il se fait juste duper dans l'histoire. Les sociétés de notation sont des sociétés commerciales et ne sont pas objectives. De plus, ces titres ont été échangés par les acteurs financiers et moins par les petits porteurs. Si après ça on ne peut pas parler de système...
Enfin, des études de Keynes montrent au contraire qu'il y a une dimension psychologique de la monnaie: on cherche avant tout la liquidité car elle permet une certaine sécurité. De fait les petits porteurs ne sont pas les plus portés vers le risque.
Certes, il faut savoir appeler à une responsabilité individuelle, mais encore faut il qu'on puisse l'exercer et non pas être paralysé par ce système. La responsabilité réside alors dans le courage de le réformer non ?
Les excès du capitalisme lié aux petits porteurs? Qu'entend il par "excès"? Ca ne tient pas la route: un "bon père de famille" aura beau vouloir jouer en bourse, il n'aura aucun poids sur l'entreprise.
Les petits porteurs sont minoritaires et mineurs :ils sont totalement sous la coupe des spécialistes. Un petit porteur peut difficilement comprendre tous les mécanismes de la bourses. C'est pointu, politique et mathématique.
Je trouve ce propose déplacé et anachronique. On est pas en 1929 où le volume des échanges doublait en 2 ans; le système des call loans qui permettait aux petits porteurs d'acheter facilement a depuis été aboli. La bourse n'est plus aux mains des petits porteurs; elle est l'apanage des grandes sociétés ou sociétés de courtage qui créent des portefeuilles risqués (les produits structurés &consort). Ces portefeuilles sont trés opaques car mélangent plein de titres et il est impossible pour un petit porteur de s'y retrouver. C'est ce type de portefeuilles qui ont permis la crise des subprimes. Ce sont des bijoux de technologie financière usant de modèle mathématiques sophisitiqués. Je vois mal le petit porteur faire ça...il se fait juste duper dans l'histoire. Les sociétés de notation sont des sociétés commerciales et ne sont pas objectives. De plus, ces titres ont été échangés par les acteurs financiers et moins par les petits porteurs. Si après ça on ne peut pas parler de système...
Enfin, des études de Keynes montrent au contraire qu'il y a une dimension psychologique de la monnaie: on cherche avant tout la liquidité car elle permet une certaine sécurité. De fait les petits porteurs ne sont pas les plus portés vers le risque.
Certes, il faut savoir appeler à une responsabilité individuelle, mais encore faut il qu'on puisse l'exercer et non pas être paralysé par ce système. La responsabilité réside alors dans le courage de le réformer non ?
Raymond - le 24/05/2009 à 09h17
- Il est vrai qu'il y a un conflit clair entre des acquis sociaux qui nous semblent irréversibles et même insuffisant (pas assez de moyens pour les hôpitaux... ) et une dette publique qui se creuse dangeureusement. Et comme vous le dîtes, la solution la plus crédible apparaît comme politiquement irréalisable.
- En incriminant les comportements individuels plutôt que le système, cet économiste me rappelle les communistes qui continuent à croire que le communisme est un système viable mais qu'il fut seulement détourné par des hommes comme Staline. Certes la faute directe revient à ceux qui ont pris de mauvaises décisions mais ne peut-on pas non plus attaquer le système qui leur a permis de prendre de si mauvaises décisions et s'appuie sur une pensée encourageant de telles décisions : court-termisme, les vices sont des vertus...
- En incriminant les comportements individuels plutôt que le système, cet économiste me rappelle les communistes qui continuent à croire que le communisme est un système viable mais qu'il fut seulement détourné par des hommes comme Staline. Certes la faute directe revient à ceux qui ont pris de mauvaises décisions mais ne peut-on pas non plus attaquer le système qui leur a permis de prendre de si mauvaises décisions et s'appuie sur une pensée encourageant de telles décisions : court-termisme, les vices sont des vertus...
Max - le 24/05/2009 à 11h46
Nous parlions d'économies, lisez cet article très intéressant de Slate.fr
http://www.slate.fr/story/5673/violence-sarkozy-police-insecurite-politique
Voilà, on augmente les budgets pour une politique non seulement inefficace (ce n'est pas la première) mais qui semble surtout plus dangereuse qu'autre chose, créant un climat de méfiance à l'égard de ceux qui sont censés protéger la population.
A quoi cela sert-il de faire des opérations qui coutent des millions d'euros pour récupérer trois grammes de cocaïne, quand on ferme les yeux sur des affaires de corruption, de meurtre, de délits divers dans lesquels des hauts placés sont mêlés!
Les prisons sont remplis de personnes qui ne méritent pas d'y être quand nos rues abritent des criminels qui mériteraient eux d'y croupir!
http://www.slate.fr/story/5673/violence-sarkozy-police-insecurite-politique
Voilà, on augmente les budgets pour une politique non seulement inefficace (ce n'est pas la première) mais qui semble surtout plus dangereuse qu'autre chose, créant un climat de méfiance à l'égard de ceux qui sont censés protéger la population.
A quoi cela sert-il de faire des opérations qui coutent des millions d'euros pour récupérer trois grammes de cocaïne, quand on ferme les yeux sur des affaires de corruption, de meurtre, de délits divers dans lesquels des hauts placés sont mêlés!
Les prisons sont remplis de personnes qui ne méritent pas d'y être quand nos rues abritent des criminels qui mériteraient eux d'y croupir!
merwan - le 24/05/2009 à 11h53
Non, ce n'est pas en coupant dans le budget de l'élysée que l'on va faire d'énormes économies, on est d'accord.
De même, je pense que même si l'éducation nationale coûte cher, il faut préserver, et même je dirais augmenter le budget qui y est consacré. C'est fondamental, et il n'est par exemple pas normal qu'un élève d'université coûte 4 fois moins cher qu'un élève de prépa. Dans certains lycées, le matériel est largement insuffisant, etc.
D'autres part, je pense qu'il faut une meilleure supervision des dépenses. Quand on observait jadis la rubrique "argent gaspillé" de Combien ça coûte ? c'était proprement incroyable !
Après, l'histoire de gérer l'hopital comme une entreprise pour faire des économies, là, je ne suis mais alors pas du tout d'accord. S'il doit y avoir un poste de dépense qui soit très large, je pense que c'est celui là. Il n'est pas acceptable que les personnes nécéssiteuses attendent 6 mois pour une IRM, ou 1 an pour voir un dentiste, et j'en passe. Les impots paient ce poste de dépense, il faut quand même le rappeler ! Alors oui, éviter les abus, mais non, ne pas éviter les dépenses à tout prix, la santé, c'est le plus important.
Au final, je suis un peu du même avis, la dette sera très difficile à rembourser...Peut etre que le FMI pourrait nous aider un jour ? ( et oui, au départ le FMI a été créé pour aider les états endettés déficitaires ; soit les USA et la France de nos jours...).
De même, je pense que même si l'éducation nationale coûte cher, il faut préserver, et même je dirais augmenter le budget qui y est consacré. C'est fondamental, et il n'est par exemple pas normal qu'un élève d'université coûte 4 fois moins cher qu'un élève de prépa. Dans certains lycées, le matériel est largement insuffisant, etc.
D'autres part, je pense qu'il faut une meilleure supervision des dépenses. Quand on observait jadis la rubrique "argent gaspillé" de Combien ça coûte ? c'était proprement incroyable !
Après, l'histoire de gérer l'hopital comme une entreprise pour faire des économies, là, je ne suis mais alors pas du tout d'accord. S'il doit y avoir un poste de dépense qui soit très large, je pense que c'est celui là. Il n'est pas acceptable que les personnes nécéssiteuses attendent 6 mois pour une IRM, ou 1 an pour voir un dentiste, et j'en passe. Les impots paient ce poste de dépense, il faut quand même le rappeler ! Alors oui, éviter les abus, mais non, ne pas éviter les dépenses à tout prix, la santé, c'est le plus important.
Au final, je suis un peu du même avis, la dette sera très difficile à rembourser...Peut etre que le FMI pourrait nous aider un jour ? ( et oui, au départ le FMI a été créé pour aider les états endettés déficitaires ; soit les USA et la France de nos jours...).
flo - le 24/05/2009 à 12h12
Concernant le problème de la dette, il faut reduire le déficit public, mais les coupes budgétaires sont difficilement acceptables, ni souhaitables, or le poids de la dette (c'est à dire les intérêts) est équivalent au déficit public: diminuont (en concertation avec nos créanciers ou arbitrairement) les intérêts versés. Par ailleurs les possesseurs de créances de l'Etat (principalement des banques, qui maintenant sont aidées par l'Etat!) vont chercher à les vendre (ces placements devenant moins rentables), faisant baisser ainsi la valeur de notre dette CQFD
Bien sûr cela tout cela n'est pas aussi simple, la baisse des taux d'intérêts de la dette risque notamment de faire fuire les investisseurs, de provoquer l'inflation, etc...
Bien sûr cela tout cela n'est pas aussi simple, la baisse des taux d'intérêts de la dette risque notamment de faire fuire les investisseurs, de provoquer l'inflation, etc...
Xavier - le 24/05/2009 à 17h16
merci Xavier.. Moi je pense que nous devrions dépenser moins d'argent - nous, cad la société dans son ensemble.
Je ne vois pas bien comment ces histoires de taux d'intérêt pourraient changer quelque chose qui touche au fond du pb...
Et pouquoi les créanciers accepteraient-ils de revoir leurs taux...
laurence hansen-love
Le problême de la dette est en effet insoluble, et ce n'est pas quelques dizaines de milliers de suppression de postes dans la fonction publique qui changera quelque chose: en effet, le déficit est d'environ 50 milliards d'euros, or l'Etat pour la rémunération (et les cotisations sociales) de ses agents, dépense chaque année 80 milliards d'euros donc pour annuler le déficit, il faudrait supprimer les 2/3 des postes dans la fonction publique (presque 3 millions d'agents!!!), avec tout les problèmes de chômage et de degradations considérables de la qualité des services publiques que cela suppose (non sans incidences sur l'économie), il n'est donc ni probable ni souhaitable d'effectuer cette thérapie de choc: le remêde serait pire que le mal.
Xavier - le 24/05/2009 à 18h38
personne ne l'envisage de toute façon. L'idée c'est plutôt de diminuer tout doucement ...
laurence hansen-love