Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:14

Bergson dit que la morale ouverte repose sur l'admiration et l'affection que nous éprouvons pour certains hommes qui rendent aimable l'humanité

Kenzaburo Oè est de ceux là

http://www.franceinter.fr/emission-boomerang-dans-les-forets-doe-kenzaburo

Repost 1
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 13:52
Le mariage aujourd'hui (la famille)

A ré-écouter sur Arte :

Se marie-t-on pour le meilleur ou pour la vie?

(mes étudiants reconnaîtront ce thème qui m'est cher: le mariage c'est bien,surtout le second..)

 

http://www.tv-replay.fr/programmes-tv/arte/nc/date/1.html

 

 

 

 

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 12:52

la-vie-d-adele.jpg

 

Accompagnement (???) et miséricorde..
 Remarquez c'est toujours mieux que de les condamner à mort....

 

http://www.20minutes.fr/societe/1225309-20130919-pape-francois-veut-accompagner-gays-divorces-avec-misericorde

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 15:35

angelina.jpgLe titre est de moi, voici l'article de Serge Provost

 

 

 

 

 

 


               



                               



                                                           



          

  

 

Serge Provost

Professeur de philosophie

  

L’épreuve que traverse Angelina Jolie, l’abonnée des superproductions hollywoodiennes à vocation planétaire, l’actrice aux lèvres plus que pulpeuses, à la plastique et au sex-appeal impressionnants qui la hissèrent au pinacle des stars les mieux payées au monde (selon la revue Forbes ), l’humaniste aussi, « Ambassadrice de bonne volonté de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés », illustre, hélas, par l’extrême (mastectomie bilatérale) que les seins de la femme, Rich and Famous ou pas, jamais ne seront réductibles à de simples glandes mammaires ou quelque autre organe nourricier partagé avec toutes les autres femelles animales de la classe des mammifères. 

  

Dans son émouvante lettre/confidence, Mme Jolie dit avoir eu recours à la « médecine prédictive » pour tuer dans l’œuf le mal létal qui la guettait. Du jour au lendemain, son taux de risques passe de 85 % à 5 %. Spectaculaire, n’est-ce pas ? Qui peut dire non à une telle médecine qui sauve la vie, n’est-ce pas ? Aux fins de la discussion éthique, posons-nous la question suivante : faut-il offrir un blanc-seing à la médecine prédictive ? 

  

Vous avez dit « médecine prédictive » ?

  

La médecine prédictive est cette branche spécialisée de la médecine qui cherche à détecter les prédispositions d’un individu à certaines maladies — diabète, cancer du côlon, du sein, maladie d’Alzheimer, hypertension, etc. À l’aide de tests génétiques relativement simples (prise de sang ou prélèvement d’urine), on peut établir le gradient des « probabilités élevées » quant aux risques qu’il en soit un jour atteint.

  

Une médecine qui pose de nombreux enjeux éthiques

  

Qui tester ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Autant de questions qui transforment ce nouveau domaine d’intervention médicale en véritable champ de mines éthique. Les experts prédisent que, d’ici deux ou trois décennies, à moins de politiques et de législations contraires, la génétique sera résolument prédictive, et ce, à grande échelle. 

  

Tous égaux devant la détection ou tous morts de la maladie ?

  

Avant, les tests prédictifs ne concernaient que les familles porteuses de maladies graves — comme celle d’Angelina Jolie, affligée d'une mutation dans le gène BRCA1 et BRCA2. Maintenant, ils commencent à se démocratiser. Demain, qui sait, on ira se faire lire sa carte génétique comme d’autres le font avec leur carte du ciel. Mais tous accèderont-ils à ce nouveau service « essentiel » ? Tout le monde pourra-t-il se payer cette forme de divination laïque, scientifique ? Dans sa courageuse et touchante lettre, Mme Jolie déplorait le fait qu’il faille débourser 3 000 $, une somme dont ne disposent visiblement pas des citoyens frappés de plein fouet par la crise économique (au Québec, contrairement aux États-Unis, le dépistage et le traitement sont couverts par le régime public d’assurance-maladie). 

  

Bienvenue à Gattaca ? 

  

Partisans et grands industriels pharmaceutiques du « prédictif », généralement les mêmes, jubilent d’impatience. Après avoir anticipé la tendance, dépensé des milliards en recherche et développement, ils flairent enfin la grosse affaire, le moment béni du retour sur investissement.

  

Dans un futur proche, disent déjà leurs publicités, les bébés disposeront, dès la naissance, de leur carte d’identité génétique avec des indications précises sur leurs prédispositions à telle ou telle maladie, sur l’âge précis auquel elle est susceptible de se déclarer. Avec un simple échantillon de sang et d’urine d’un poupon de trois semaines, on peut d’ores et déjà détecter une trentaine de maladies. Combien refuseront de savoir ? 

  

Après les grandes chaînes de supermarchés (Walmart, Costco) devenus des pharmacies à très grande surface, assistons-nous à l’avènement de l'ère du laboratoire hight-tech installé directement chez son pharmacien de quartier qui nous offre l’éventail complet des tests de dépistage ? 

  

À l’instar des tests de grossesse, les grandes entreprises pharmaceutiques entendent en distribuer une variété d’autres, personnalisés et vendus en kit  — il en existe déjà une pléthore en vente libre et sur Internet —, qui permettront de faire ses propres diagnostics génétiques, afin de connaître son degré de prédisposition à telle ou telle maladie, réelle ou imaginaire, qui nous tarabuste tant.

  

Pourquoi s’en priver ? D’aucuns observent que nous vivons déjà dans un « monde de médecine prédictive » puisque, en Occident, 100 % des bébés naissants subissent un test sanguin et 98 % des parents retournent aux laboratoires les prélèvements d’urine du nourrisson. Dans les grands pays occidentaux, le Législateur ne souffre aucun laxisme en cette matière : les parents qui refusent de tels tests s’exposent même à des poursuites civiles et pénales.

  

« Je sais que je suis atteint, mais il n’y a pas de traitement »

  

Cela dit, et loin de tout catastrophisme simplificateur, la médecine prédictive est sujette à d’autres dérives et controverses au plan éthique. On le serait à moins quand les informations sur une maladie ou une mort annoncée exigent de la prudence, du tact et la confidentialité la plus étanche. On devine déjà les angoisses et les peurs générées par cette avancée scientifique. Pour plusieurs de ces maladies « dépistables », la médecine ne dispose pas, à l’heure actuelle, de cures ou de traitements. Dès lors, fait-on plus de mal que de bien en détectant une maladie incurable ? Puisque « probabilité n’est pas fatalité » et que des femmes aux États-Unis ont déjà subi des mammectomies « préventives » parce qu’elles avaient été diagnostiquées « à risques faibles ou moyens », plusieurs s’interrogent sur la pertinence de l’accessibilité de tels tests.

  

La tentation crypto-eugéniste ? 

  

De nombreux parents atteints de maladies héréditaires prennent la sage décision de vérifier avant et pendant la grossesse (in utéro) afin de savoir si l’enfant à naître en souffrira. Lorsque l’enfant est porteur de la même maladie, ils peuvent, dans certains cas graves, demander l’interruption volontaire de grossesse. Or, il existe des tests prénataux qui permettent de diagnostiquer diverses maladies génétiques moins graves avec lesquelles le commun des mortels parvient à vivre malgré tout (asthme, obésité, daltonisme, diabète, hypertension, etc.). Que faire ? En viendra-t-on à penser que chacune d’elles mérite une intervention décisive ? Pour des raisons éthiques aisément compréhensibles, les médecins s’interdisent de faire la liste détaillée des maladies nécessitant un avortement. Ils estiment qu'une telle information serait perçue comme l’établissement d’une norme publique de la « bonne vie » pouvant être mal interprétée, norme qui outrepasse de toute façon le champ de leur spécialité. 


 Privé de vie privée ?

  

Enfonçons d'autres portes ouvertes. Dans un Etat de droit, tous les citoyens ont droit au respect de leur vie privée. Sans confidentialité, la vie de tout un chacun deviendrait un grand livre ouvert. Sans un minimum de réglementation, des personnes, des groupes, des institutions et des États pourraient abuser de l’exposition publique de données confidentielles. Voilà pourquoi, dicte le bon sens, certaines informations personnelles doivent restées top secret. Pourquoi ? 

  

Trop d’instances privées et publiques ont intérêt à connaître nos maladies héréditaires, nos dossiers médicaux, nos ordonnances pharmaceutiques, nos habitudes alimentaires, nos modes de divertissement, etc. Pourquoi voudraient-elles savoir ? Car les motifs de la curiosité ne relèvent pas toujours de la plus haute dignité morale : divulguer, discréditer, éliminer, exclure, prévenir, rétrograder, intimider, décourager, etc.

  

Abus de pouvoir ou de faiblesse  ?

 

Certaines entreprises américaines soumettent déjà leurs employés à des tests en tous genres. Faut-il en conclure que le test génétique ne saurait attendre ? Pourrions-nous assister à de nouvelles formes de discrimination : des employeurs qui exigent des résultats élevés aux tests génétiques pour des postes qui ne nécessitent pourtant pas une santé parfaite. Idem pour les assureurs ? 

 

Sans jouer aux cassandres, les entrevues d’emploi, encore faites de manière orale et écrite, en ce début de XXIe siècle comme aux derniers, iront-elles jusqu’au dépistage génétique ? Que dire de ces grandes compagnies qui, avant l’embauche, feraient passer des tests aux futurs employés, juste pour savoir si le candidat ne consomme pas trop d’alcool, de cannabis ou de coke ? Les banques, qui usent déjà de moult statistiques pour sélectionner leurs clients solvables, exigeront-elles des tests avant la signature de contrats de prêts ou d’hypothèques ?

 

Vouloir tout savoir sur sa future douce moitié ?

 

La rencontre de l’accessibilité des tests prédictifs avec une psychologie de masse obsédée par le contrôle sur sa vie présente et future laisse entrevoir quelques dérapages intimes dans un avenir plus qu’immédiat. On frise certes la caricature, mais il ne faudra pas s’étonner si des personnes, en phase de construction d’une vie de couple sérieuse et durable, exigent le pedigree génétique du futur conjoint avant de s’engager plus avant dans la relation.

  

Vaut-il mieux ne pas savoir ?

 

S’il nous est désormais possible de savoir, est-il pour autant souhaitable de savoir, lorsqu’on est bien portant, que nous portons en nous une « bombe génétique à retardement » ? La science est formelle : personne n’est à l’abri. Nous possèderions tous cinq à sept gènes susceptibles de causer une maladie. Faut-il absolument en être informé ? Est-il souhaitable de savoir de quelle maladie implacable et incurable nous souffrirons ?

 

L’annonce d’une maladie, éminente ou lointaine, transcende l’individu qui en sera affecté. Apprendre que son enfant est atteint d’une maladie génétique signifie de facto qu’un des parents est porteur. Les autres membres de la famille sont donc directement concernés. Cela étant, avons-nous tous vraiment intérêt à savoir ?

 

Puisque certains tests n'analysent que des prédispositions à développer une maladie — cancer, maladies du cœur, etc. —, faut-il inquiéter les gens avec des calculs de probabilités qui ne sont en rien des certitudes ? Point de problèmes lorsqu’ils avisent les personnes à haut risque pour qu'elles changent  leur mode de vie ou prennent les meilleures décisions pour elles et leurs proches. Or, relativement à des maladies contre lesquelles la science actuelle ne peut strictement rien, les méfaits psychologiques (inquiétude, angoisse, dépression, suicide) d'une « information à tout prix » ne risquent-ils pas de l'emporter sur les bienfaits ?

 

Ces tests génétiques peuvent également altérer de façon négative et durable l’image de soi. Pour certains individus, « tout savoir à l’avance » invite à la prévention et la prudence. Pour d'autres, la charge émotive risque de dégénérer en complexe d'infériorité et induire des états dépressifs, voire suicidaires. On parle de plus en plus d'accessibilité à l'information. Or, pour des affections et des maladies pour lesquelles il n’existe aucune mesure préventive ou thérapeutique, le citoyen n'aurait-il pas  le droit de ne pas savoir.

 

Stigmatisation ethnique et raciale ?  

 

On sait aussi que certaines maladies génétiques frappent particulièrement certaines races ou régions géographiques du globe. Le dépistage de masse, s’il devait se généraliser, ne risque-t-il pas de frapper « d’infamie génétique » ceux et celles qui en seraient affligés ? On n’imagine même pas les débats à venir sur les « flux migratoires » qui font les choux gras de l’extrême droite... Vous souvenez-vous des années sida ? Pourrait-on voir apparaître de nouvelles formes d'intolérance extrême comme ce fut le cas de personnes à la fois atteintes du VIH et frappées d'ostracisme dans certains milieux ? Compte tenu des dangers éminents de dérapage, la prudence, c'est le moins qu’on peut dire, reste de rigueur. Dans cette affaire, la distinction entre gènes à causalité stricte et gènes à prédisposition porte à conséquences. Monsieur de La Palice serait ici d’accord : en science comme dans la vie de tous les jours, il vaut mieux ne pas confondre corrélation et déterminisme absolu.

 

Goog Luck and Thank You, Angelina Jolie !


En terminant,  souhaitons bonne chance à Angelina Jolie pour la suite des choses. Et, surtout, il nous faut la remercier de cette invite involontaire à penser avant de panser. 

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:09

Lu dans le Nouvel Obs:

 

"Le vin est l'affaire des Dieux.Il ne coûtait pas beaucoup d'efforts à Jésus, qui l'obtenait à partir de l'eau selon un procédé qui ne nous est pas parvenu. "Prenez et buvez, ceci est mon sang" a-t-il dit durant la Cène, le premier banquet des leveurs de coude. Belle couleur, belle matière, a apprécié Thomas."Peu de tanin, rond en bouche", a renchéri Jean qui, mine de rien,avait une bonne descente. "Avec un petit goût de framboise" fit  Luc pour dire quelque chose..."

 Francois Cavoglioli, "Buvez, ceci est mon sang"

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 20:15

 Jules-et-Jim-2.jpg

 

De fait, il cesse peu à peu de l'être... le PACS est un arrangement financier - essentiellement,  - le mariage gay n'a plus grand chose à voir avec le mariage au sens ancien de ce terme.
 Dès lors, je ne vois pas bien ce que l'on peut objecter à l'argumentation de Lionel Labrosse

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/18/un-contrat-universel-a-plusieurs-plutot-qu-un_1703865_3232.html*

 

Pourquoi donc faudrait-il nécessairement s'en tenir au chiffre deux?
 Une femme et deux hommes par exemple,  comme dans les films de .. Honoré ou Truffaut (Jules et Jim)  ou Bertolluci (Innocents) ou  Coline Serreau (Pourquoi pas?),  me semble  une configuration pleine  de promesse..

 

 

 

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 11:30

The-social-network-copie-1.jpg

 

 

Aristote posait déjà cette question (dans Ethique à Nicomaque) et il répondait "non", avec quelques nuances.

Un  professeur ami avec un élève: cela implique un favoritisme (sauf si c'est un cours particulier!).

En ce qui concerne Facebook, cela ne me paraît pas poser de problème, car les" amis" de facebook ne sont pas des amis, mais des contacts.

 (j'en profite pour vous informer que je reçois chauqe jour des demandes pour devenir "ami' sur vos comptes "Facebook". Je n'y réponds pas, ou j'y réponds favorablement, uniquement si vous me donnez les raisons de votre demande).
 Bien "amicalement" LHL

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 13:32

Tout le monde sait cela, mais personne ne veut le dire ni même l'admettre. On le sait, mais on ne veut pas le savoir: les enfants souffrent  de la séparation de leurs parents. Nous, les enseignants, nous le savons bien. Mais c'est une vérité très pénible à entendre, car elle met à mal le triomphe de l'individualisme contemporain:

 

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/01/01016-20110201ARTFIG00713-les-souffrances-des-enfants-du-divorce.php

 

 (Tout le monde sait aussi qu'il y a de nombreuses exceptions. Il reste qu'en général  les enfants souffrent du divorce de leurs parents. Ils souffrent aussi, parfois, de leur mésentente)

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 21:11

http://www.slate.fr/story/33303/le-vieux-est-un-geek-comme-un-autre

 

 

Sans me sentir concernée le moins du monde, je me réjouis tout  autant que l'auteur de cet article:

 

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:33

Berlusconi-Ruby.jpg

 

C'était la chronique ce matin de Philippe Meyer sur France culture.

 Nous continuons de l'aduler, dit un journaliste italien, car "il représente l'absolution de tous nos péchés"

 Les italiens (italiennes?) semblent en outre admirer ses exceptionnelles performances sexuelles.

  (En somme: il incarne ce dont tous (ou presque?) les hommes rêvent  mais ne peuvent faire...le bounga-bounga à plein temps?)

 Un italien dit: "si ma fille va à une soirée chez Berlusconi, je lui donne une paire de claques, mais je continue de voter pour lui")

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/rubygate-berlusconi-urbi-et-orgies_955865.html

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans morale post-moderne
commenter cet article