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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 20:45

Le corrigé est disponible ici:

 

http://lewebpedagogique.com/prepa-sciences-po/sujet-blanc-corrige-pour-hec-et-sciences-po/

 

 Je réponds à vos questions, je peux clarifier tel ou tel point si vous le souhaitez...

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:06

 

 

 

 "C'est bien de ce côté      actif et créatif qu'il y a besoin à l'âge de la dénationalisation des démocraties. Il faut pour cela compliquer cette notion de commun, la décliner dans ses différentes dimensions possibles. On peut en retenir trois principales : la participation, l'intercompréhension et la circulation.
Le commun-participation est le plus évident. Il s'exprime dans le fait de vivre ensemble des événements. Les spectacles de musique populaire ou les manifestations sportives en sont des vecteurs ordinaires. C'était aussi le fait, hier plus qu'aujourd'hui, des carnavals ou des bals de rue, des banquets républicains également, comme des processions et rassemblements de toutes sortes. Tout cela existe encore, parfois même de façon accrue, avec par exemple la construction de stades ou de salles de concerts toujours plus vastes, ou bien encore avec la vigueur de
l'ethos manifestant. À côté de ce commun festif ou démonstratif existe aussi un commun réflexif. II résulte de la soumission à un même flux d'information, structuré par la confrontation obligée aux urgences du monde ou à des interrogations de société. Il est décisif pour fortifier la vitalité d'une communauté. Il est indexé sur l'implication et la curiosité des citoyens, comme sur la qualité de l'univers médiatique autant que sur celle de la vie des idées.
Il rejoint en cela le commun-intercompréhension, fondé sur le fait  d'une connaissance réciproque:-Celui-ci se nourrit de contacts et d'images, d'enquêtes et de récits de vie, de statistiques appropriées, d'analyses méthodiques autant que de reportages saisissants, mêlant les registres du savant et du sensible, de la parole singulière et du fait social.
[...]
Le commun-circulation peut se définir comme un partage de l'espace. Il est de l'ordre d'une civilité le plus souvent silencieuse, mais en même temps productrice de connaissance diffuse, d'échanges furtifs, d'un sentiment de côte-à-côte, et par là même d'un éthos égalitaire. Il s'éprouve dans les transports, sur les places et les trottoirs. Il est mise en scène vivante d'un peuple-flux en renouvellement permanent, produit par la ville et-la qualité de l'urbanisme. Il est à l'inverse miné par les clôtures, l'existence de quartiers enclavés et séparés, les intimidations sociales, les multiples formes de privatisation indue de l'espace. Le commun-circulation est un bien public fragile. Il dépérit quand les services publics d'accès sont laissés à l'abandon. C'est dire que la politique de la ville est en son coeur et qu'elle devrait donc être un moteur essentiel d'une politique de revitalisation de l'esprit d'égalité".

 La société des égaux, pp 394-395

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 09:02

Si vous m'envoyez  un plan sur tel ou tel sujet, je vous donnerai mon avis..

 

 

Sujets de dissertation :

 

 

1)   Imaginer, est-ce seulement nier la réalité ?

2)   L’imagination est-elle refuge de la liberté ?

3)   L’imagination peut-elle l’auxiliaire de la science ?

4)    Ce que nous imaginons peut-il être vrai ?

5)   Est-ce l’imagination qui «  met le prix aux choses » ?

6)   Les images peuvent-elles mentir ?

7)   En quel sens l’imagination est-elle apparentée avec l’infini ?

8)    L’imagination est-elle l’ennemie de la raison ?

9)    L’imagination témoigne-t-elle de la puissance de l’irréel ?

 

 

http://www.hansen-love.com/ext/http://lewebpedagogique.com/boutique/prepa-hec-philosophie-un-dossier-sur-le-theme-de-limagination/

 

 

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 19:12

C'est l'avis de Olivier Julien , prof à l'école Normale supérieure (prépa HEC)

 Ce soir dans le Monde Art contemporain, le triomphe des cyniques

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 22:12
..."phoniquement, il existe un lien intime entre beauté et bonté ? Ces deux mots viennent du latin belles et bonus, lesquels dérivent de fait d'une racine indoeuropéenne commune : dwenos. Je n'oublie pas non plus qu'en grec ancien, un même terme, kalosagathos, contient et l'idée de beau (kalos) et l'idée de bon (agathos). Mais avant tout, au sujet de la relation foncière qui unit beauté et bonté, je voudrais citer un passage de La Pensée et le Mouvant d'Henri Bergson qui nous frappe par sa simplicité : « C'est la grâce qui se lit à travers la beauté et c'est la bonté qui transparaît sous la grâce. Car la bonté, c'est la générosité infinie d'un principe (de vie) qui se donne. Ces deux sens du mot grâce n'en font qu'un.
Si nous voulons remonter jusqu'à la source de Bergson, nous pouvons encore nous référer à Plotin (Traité 38) qui, à la suite de Platon, distingue trois étapes de la montée de l'âme vers le Bien : l'âme commence par reconnaître la beauté des choses sensibles ; elle s'élève vers le monde des formes-esprit et elle cherche l'origine de leur beauté ; elle cherche à atteindre le Bien qui est beauté Sans-Forme au-dessus de la beauté formelle. Précisons qu'aux yeux de Plotin, la beauté est liée à l'amour. Celui-ci fait partie de la beauté et en constitue l'état suprême, puisque au-delà de toutes les formes que la beauté anime, ce que cet amour désire est la lumière invisible qui est à, la source de la beauté visible. C'est en ce sens qu'on peut entendre la phrase de Proust : « La beauté ne doit pas être aimée pour elle-même : car elle est le fruit de la collaboration entre l'amour des choses et la pensée religieuse"  François Cheng, Méditations sur la beauté
 
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 16:52
 Des informaticiens américains ont rassemblé  dans un programme les critères "objectifs" de la beauté obtenus à partir du moulinage de réactions de 68 hommes et femmes... Ils ont obtenu un algorithme incluant 234 paramètres.. Moyennant quoi ils traitent des photos de stars ou de personnes inconnues et ils les rectifient..
 Le résultat est édifiant// en enlevant le caractère, ils ôtent le "je ne sais quoi" qui faisait la beauté; c'est flagrant dans le cas de Brigitte Bardot Lire ici
 Un épisode comparable se trouve dans la nouvelle Héloïse: Saint Preux est furieux contre le portraitiste qui a cru bon d'améliorer le visage de Julie, et qui lui a retiré ainsi sa beauté.
 La beauté est un apparaître-là .. Il ne saurait y avaoir de science de la beauté!
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 19:32
C'est ce soir dans le Monde
 Vous noterez le lien entre Frenhofer et Pollock - assez saisissant!
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 19:43

 La beauté est toujours un avénement. La rencontre avec la beauté une surprise :

"[Les  modes d'être de la beauté]
-La beauté est toujours un advenir, un avènement, pour ne pas dire une épiphanie, et plus concrètement un
« apparaître-là ».
- La beauté implique un entrecroisement, une interaction, une rencontre entre les éléments qui constituent une beauté, entre cette beauté présente et le regard qui la capte.
- De cette rencontre, si elle est en profondeur, naît quelque chose d'autre, une révélation, une transfiguration, tel un tableau de Cézanne né de la rencontre du peintre avec la Sainte-Victoire.
Tout le monde n'est pas artiste, mais chacun peut avoir son propre être transformé, transfiguré par la rencontre avec la beauté, tant il est vrai que la beauté suscite la beauté, augmente la beauté, élève la beauté. Le fonctionnement de la beauté est ternaire elle aussi.
« La beauté est un apparaître-là », cette formule peut étonner. La beauté, si elle est, n'est
elle pas déjà donnée là, qu'on la voie ou pas ? Pourquoi faut-il qu'elle apparaisse ? Le Chinois ne saurait ignorer qu'il existe une beauté « objective ». Mais il sait aussi que la beauté vivante n'est jamais statique, ni entièrement livrée. En tant qu'entité animée par le Souffle, elle obéit à la loi du yin-xian, « caché-manifesté ». À l'image d'une montagne cachée par la brume, ou d'un visage de femme derrière l'éventail, son charme réside dans le dévoilement. Toute beauté étant singulière, et suivant les moments et les lumières, sa manifestation, pour ne pas dire son « surgissement », est toujours inattendue et inespérée. Une figure de beauté, même de celle à laquelle nous serions habitués, devrait se présenter à nous chaque fois comme à neuf, comme un avènement. C'est pour cette raison que toujours la beauté nous bouleverse. Il est des beautés pleines d'une lumineuse douceur qui, soudain, par-dessus ténèbres et souffrance, nous remuent les entrailles ; d'autres, surgies de quelque souterrain, nous happent ou nous ravissent de leur étrange sortilège ; d'autres encore, pures fulgurances, subjuguent, foudroient..."
François Cheng, Cinq méditations sur la beauté

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 16:38
"Tournons alors notre regard, pour la troi ième fois, vers Mona Lisa. N'y aurait-il pas une clé pour ouvrir l'énigme de son regard ? Plus précisément en ce paysage brumeux tout à la fois lointain et proche qui se profile derrière elle Ici, écoutons France Quéré
« Dans des formes de rocs et de lacs éclat: l'étrange sonde d'un monde intérieur. [... ] A  hauteur des épaules [de Mona Lisa] commence un ocre paysage au relief accidenté que parcou rent des efflorescences de rochers. À gauche, le sentier débouche sur les eaux grises d'un lac, striées par les ombres de rochers en surplomb. Ce sont des chevauchements de pierres, des crinières, de farouches encolures, des museaux difformes qui dressent au-dessus de l'onde le sursaut de leur colère pétrifiée. Une violence préhistorique barre le regard... À droite, du côté où se lèvent les lèvres de la jeune femme, le sentier remonte le cours limoneux de la rivière, se faufile de gradin en gradin, parmi les éboulis de pierres, parvient enfin au rebord d'un second lac, élevé au-dessus du premier... C'est un autre monde, immatériel, immensément recueilli vers lequel le sourire et le mouvement des yeux subtilement nous font signe. Le lac d'altitude s'irise à peine de quelques lueurs. Mais les malédictions de l'ombre et de l'obstruction sont vaincues. D'autres rochers s'élèvent, ils n'enténèbrent ni ne ferment plus rien. Leur ombre dessine un cerne, suggère une transparence, laisse intact le miroir des eaux... Entre les deux rivages purifiés s'ouvre une brèche où l'eau et la lumière confondent leur or, et ensemble s'éloignent vers l'infini. Est-ce un dieu qui accueille l'homme voyageur ? Est-ce la joie d'une intelligence parvenue au faîte de sa méditation ? [...] Est-ce l'enfance retrouvée, embellie par les lointains du souvenir ? [...] Un rêve humain commence là, à hauteur des yeux et du front pur. Ses aubes sont plus belles encore que les collines de Florence aux premiers rayons du jour » (Le Sel et le Vent).

Cinq méditations sur la beauté, François Cheng
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 15:27


L'OEUVRE D'ART A L'ERE DE SA REPRODUCTIBILITE TECHNIQUE...


 Walter Benjamin cite ici puis commente  le Manifeste du futurisme (1909)  de Marinetti :  


[...] [Manifeste du futurisme] 

"C'est pourquoi [...] nous affirmons ceci : la guerre est belle, parce que, grâce aux masques à gaz, au terrifiant mégaphone, aux lance-flammes et aux petits chars d'assaut, elle fonde la souveraineté de l'homme sur la machine subjuguée. La guerre est belle, parce qu'elle réalise pour la première fois le rêve d'un homme au corps métallique. La guerre est belle, parce qu'elle enrichit un pré en fleurs des orchidées flamboyantes que sont les mitrailleuses. La guerre est belle, parce qu'elle rassemble, pour en faire une symphonie, la fusillade, les canonnades, les suspensions de tir, les parfums et les odeurs de décomposition. La guerre est belle, parce qu'elle crée de nouvelles architectures, comme celle des grands chars, des escadres aériennes aux formes géométriques, des spirales de fumée montant des villages incendiés, et bien d'autres encore (...). Ecrivains et artistes futuristes, [...]rappelez-vous ces principes fondamentaux d'une esthétique de guerre, pour que soit ainsi éclairé [...) votre combat pour une nouvelle poésie et une nouvelle sculpture ! »
Ce manifeste a l'avantage de bien dire ce qu'il veut. Sa façon de poser le problème mérite d'être reprise par le dialecticien. Voici comment se présente à lui l'esthétique de la guerre d'aujourd'hui : lorsque l'usage naturel des forces productives est paralysé par le régime de la propriété, l'accroissement des moyens techniques, des rythmes, des sources d'énergie, tend à un usage contre nature. Il le trouve dans la guerre, qui, par les destructions qu'elle entraîne, démontre que la société n'était pas assez mûre pour faire de la technique son organe, que la technique n'était pas assez élaborée pour dominer les forces sociales élémentaires. La guerre impérialiste, avec ses caractères atroces, a pour facteur déterminant le décalage entre l'existence de puissants moyens de production et l'insuffisance de leur usage à des fins productives (autrement dit, le chômage et le manque de débouchés). La guerre impérialiste est une récolte de la technique qui réclame sous forme de « matériel humain » ce que la société lui a arraché comme matière naturelle. Au lieu de canaliser les rivières, elle dirige le flot humain dans le lit de ses tranchées ; au lieu d'user de ses avions pour ensemencer la terre, elle répand ses bombes incendiaires sur les villes, et, par la guerre des gaz, elle a trouvé un nouveau moyen d'en finir avec l'aura.
Fiat ars, pereat mundus (1 , tel est le mot d'ordre du fascisme, qui, Marinetti le reconnaît, attend de la guerre la satisfaction artistique d'une perception sensible modifiée par la technique. C'est là évidemment la parfaite réalisation de l'art pour l'art. Au temps d'Homère, l'humanité s'offrait en spectacle aux dieux de l'Olympe ; elle s'est faite maintenant son propre spectacle. Elle est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre. Voilà quelle esthétisation de la politique pratique le fascisme. La réponse du communisme est de politiser l'art".

 Walter Benjamin Editions Médiations, p 124-126
1. « Que l'art s'effectue, même si le monde doit périr. » Détournement d'un adage latin: Fiat justicia, pereat mundus

 

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